POEME

Possédée

 

Impure créature aux charmes acérés

Elle se tient là, rêveuse, une si jeune ingénue

Dont chaque soubresaut voudrait me posséder

Gisant sur un velours, éclatant d’être nue

 

Chacun de ses mouvements quémandent une jouissance

Lorsque ce corps implore sans nulle fausse pudeur

De sulfureux ébats, charnels et sans décence

Beauté voluptueuse, perdue par sa candeur

 

En voyant s’ondoyer la blancheur de ce teint

Ses formes sensuelles, ô infâme déesse

Eveillant en mon corps mes plus profonds instincts

D’une force insipide, digne d’une diablesse

 

Me dévoilant ainsi, féline et si vicieuse

Ses attributs secrets d’enfant effarouchée

Et ce soir devant moi, elle feint d’être amoureuse

Fatale et enfiévrée, ne pouvant qu’envoûter

 

 

Cédric W. Marsens

 

 

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