SOCIETE

Le capitalisme, nombrilisme de l'impérialisme

Il fut une époque pas si lointaine, une période dure que l'on appelle le moyen âge. Au sortir de ces temps anciens, où les nobles oppressaient sans relâche leurs sujets, une nation naissante (si l'on exclu le point de vue des peuples dits primitifs, enfants de cette terre, ayant été exterminés) allait poser les fondements même d'une période encore plus impitoyable que la précédente.

Au fil des ans, ce peuple a su affiner les jalons d'un mode de vie. Sous l'égide du progrès, couvert par une morale conservatrice, prônant le profit avant tout, ce peuple a su garder intacte sa modestie. En effet, comment ne pas devenir sarcastique face à ce géant de l'économie qui cherche à imposer au monde ses lois, ses coutumes et sa société, n'hésitant pas à recourir à la force pour y parvenir. Mais nous lui pardonnons car il est le peuple élu. Non, ne riez pas… Vous ne me croyez pas ? Demandez donc à un de ses ressortissants de vous parler de sa vision du monde. Ils parlent le plus sérieusement du monde en croyant que l'exemple à suivre est celui de leur gouvernement et que les autres pays n'ont qu'à acquiescer. Il y a pour eux plusieurs dieux. Il y a naturellement le Dieu de l'église, mais également le Président, et surtout, un dieu bien plus important… l'argent. Ah ! L'argent, symbole de grandeur, de puissance, de réussite et qui, mis sur un véritable piédestal, impose au monde sa loi et sa volonté par le biais d'un de leurs chef d'œuvre : le capitalisme.

Leur nombrilisme sans égal leur empêche-t-il toute objectivité, qu'ils se trouvent aujourd'hui à donner des leçons de morale au reste de la planète ? Au regard de leurs problèmes, il s'agit d'une attitude pour le moins singulière. Les inégalités, les ruptures d'équilibres ou enfin les crises plus ou moins grandes qu'ils traversent sont monnaie courante. La violence et la délinquance connaissent une croissance sans précédent, mais, en réponse à cela, ils ont su trouver des boucs émissaires. Les noirs, les hispaniques, les rouges, les drogués, les chômeurs… tant de plaies béantes les empêchant de réaliser pleinement le potentiel de leurs ambitions.

Quelques-uns de leurs bureaucrates se sont même mis en tâche d'attaquer les banques suisses (ce qui pour eux signifie les Suisses) quant à son attitude durant la seconde guerre mondiale. Malheureusement, comme cela a été le cas à de nombreuses reprises, ils en font une affaire personnelle, ce qui amène à n'avoir que très peu d'objectivité. Mais quand on sait les sommes colossales qu'ils perçoivent comme honoraire, ils auraient tort de se priver.

Si l'on prend maintenant la peine de regarder le passé, que dire alors des quelques deux cent mille morts de la bombe atomique, que dire encore de la Corée, du Viêt-Nam, du Nicaragua, de Cuba, du Golfe,… (très longue liste…), sans doute Dieu leur a-t-il montré la voie.

Absurde situation en réalité, qui devrait mener les penseurs, les politiciens et les peuples du monde à ouvrir enfin les yeux et à se réveiller, avant que nous ne sombrions tous dans l'impérialisme américain.

 

A. Pache

 

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