le géant et le nain

 

Un jour, alors qu'il se promenait dans la forêt, un géant mélancolique ruminait les moqueries de ses voisins. Il aurait pourtant bien voulu gagner leur amitié, mais sa maladresse l'en empêchait.Fatigué de sa longue marche, il s'affaissa contre un arbre en soupirant de découragement. Il entendit alors une petite voix autoritaire qui lui disait :
- Eh, double côte de tyranausore, diplodocus sept fois agrandi, décampe de là, dégage ton arrière train, va poser tes fesses sur le clocher de ton église.
Le géant leva le regard et, à son grand étonnement, il aperçut la tête d'un nain qui dépassait d'une cavité creusée dans l'arbre contre lequel il était appuyé. Le nain, qui paraissait de fort mauvaise humeur, poursuivit ses injures :
- Tu ne vois pas que tu bouches la porte de ma maison, espèce de grizzli trop bien nourri, Himalaya ambulant, crâne d'oeuf d'autruche du Kilimandjaro, ancêtre de yeti à oreilles de mammouth constipé !
C'est alors qu'une chose formidable se produisit : dans sa grande colère, le nain se pencha toujours plus à sa fenêtre ; il se pencha tant et tant qu'à la fin il perdit l'équilibre et, patatras, il tomba dans le vide. Il faut dire ici que les quelques mètres qui séparaient sa fenêtre du sol de la forêt, et donc des racines de sa maison-arbre, que ces quelques mètres représentaient pour lui un précipice énorme, aussi énorme en tous cas que ne l'était le géant à ses yeux. Et il se serait certainement très gravement blessé, voir même tué, si le géant, qui s'était levé d'un bond lorsqu'il l'avait vu tomber, ne l'avait fermement empoigné par le col de sa chemise et maintenu en l'air au bout de ses bras longs et musclés. Cette prise, certes inconfortable pour le nain, avait tout au moins le mérite d'interrompre le flot d'injures qui, quelques minutes auparavant, semblait intarissable.
Après quelques secondes qui parurent interminables au nain, le géant le déposa au sol et lui déclara :

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